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Qu’est-ce que le collectif « Libre Parcours » ?

mise a jour de cette page : lundi 21 janvier 2008

L’an dernier, quelques personnes en situation précaire ont interpellé le Relais social du Pays de Liège (qui regroupe une quarantaine de services sociaux publics et associatifs) sur les problèmes qu’elles rencontrent pour se déplacer vu le prix élevé des bus. A partir de là, un groupe de travail comprenant ces quelques personnes s’est réuni à plusieurs reprises, a rencontré la direction des TEC Liège Verviers et s’est maintenant élargi à d’autres groupes et associations de l’ensemble de la Wallonie (notamment des travailleurs sans emploi de la CSC et de la FGTB) pour mener une action commune.

Pour lutter contre les inégalités en matière de mobilité…

Aujourd’hui, comme dans beaucoup d’autres domaines, la question de la mobilité est devenue, elle aussi, facteur d’exclusion sociale pour tous les citoyens à faibles revenus (bénéficiaires du RIS, demandeurs d’emploi, travailleurs précaires ou intérimaires…) Pendant ce temps, les pouvoirs publics ont organisé l’accès libre des plus de 65 ans (quel que soit leur revenu) et prévu des mécanismes de défraiement via les employeurs et de défiscalisation en matière d’impôts… Les personnes pauvres n’ont pas accès à ces avantages de même qu’elles sont dans l’impossibilité de prendre des abonnements annuels, pourtant les moins chers. Il est inacceptable que les plus pauvres paient le plus cher quand ils doivent se déplacer.

Notre proposition de base

La gratuité en dessous d’un « seuil de mobilité » et un tarif progressif en fonction des revenus. Le seuil de mobilité serait fixé au niveau du seuil de pauvreté (qui est de 773 €/personne) plus 20% (soit 927,6€).

Au dessus de ce montant, il y aurait quelques paliers pour arriver au tarif actuel quand on gagne le double du seuil de mobilité, soit 1855,2€. Les réductions seraient valables à l’achat des abonnements et peut-être aussi des cartes. Par exemple, les personnes dont les revenus se situent entre le seuil de mobilité et celui-ci plus un tiers paieraient ¼ du tarif actuel ; entre seuil de mobilité plus un tiers et seuil de mobilité plus deux tiers, ils paieraient la moitié du tarif actuel ; entre seuil de mobilité plus deux tiers et le double du seuil de mobilité, ils paieraient les ¾ du tarif actuel.

Il est en tout cas essentiel que les réductions de prix soient liées aux revenus (tel ou tel montant) et pas aux statuts (chômeur, cpas, …) et qu’il y ait égalité des prix entre les sous-régions. Il faut aussi veiller à ne pas supprimer des avantages « conquis ».

Parmi nos arguments :
— Les plus pauvres n’ont pas accès aux formules les plus intéressantes (abonnements annuels). Ce sont eux qui paient le plus cher !
— Obligation de faire ses courses dans les commerces de quartier, souvent plus chers, si on ne sait pas se rendre dans les grandes surfaces.
— Les personnes âgées, même riches, peuvent voyager gratuitement.
— Les personnes qui travaillent ont parfois leur abonnement payé par leur employeur (notamment 150000 fonctionnaires du fédéral).
— Avec le Plan d’Accompagnement des Chômeurs, on oblige ces derniers à se déplacer et c’est parfois trop cher à la fin du mois.
— Pour tous, se déplacer est indispensable pour mener sa vie sociale, se soigner, contacter des services sociaux ou administratifs, avoir un minimum de loisirs …
— Le prix du billet a fortement augmenté en quelques années (30%).
— Les sanctions quand on n’a pas su payer enfoncent certains dans la pauvreté.
— Rendre le bus plus accessible pour les petits revenus a aussi des avantages comme la diminution de la fraude et donc l’amélioration de la convivialité et la diminution du besoin de contrôle mais aussi peut-être l’amélioration du commerce, une diminution de l’usage des voitures etc.

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